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MONTEUR VIDÉO : Mon parcours de jeune passionné à monteur professionnel

par Gaou

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Transcription de la vidéo

On me demande fréquemment le parcours qui m’a mené à ma situation actuelle en tant que monteur vidéo professionnel. En effet, aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir monter des documentaires pour diverses chaînes de télévision comme Voyage, RMC Découverte, France Télévision, ou aussi monter des clips pour Universal Music. Et évidemment, je fais aussi beaucoup de vidéos corporate pour le web etc. Et j’ai envie aujourd’hui de faire une vidéo un peu particulière pour expliquer mon parcours, ainsi que la façon dont j’ai évolué dans ce métier. Et même si pour moi, le parcours a été traditionnel, j’ai aussi envie de vous dire que ce n’est pas obligatoire de passer par des voies classiques. Au contraire, dans le métier, beaucoup de personnes ont réussi sans forcément passer par des formations, des écoles etc.

1 – Monteur vidéo : une vocation découverte très tôt…

Mon parcours était donc un parcours traditionnel car très tôt, j’ai eu la chance de savoir ce que je voulais. J’avais 12/13 ans et je savais déjà que je souhaitais travailler dans la vidéo. Comme beaucoup de gens dans ce métier, mon grand rêve était évidemment le cinéma, si bien que vers le début de mon adolescence, je commençais avec mes premières caméras. 

Ma première caméra enregistrait sur des cassettes VHS-C. Ce sont des petites cassettes qui ressemblaient à des VHS de taille réduite. La qualité laissait à désirer. Mais c’est avec ce matériel que j’ai pu démarrer, commencer à faire mes premiers films, apprendre mes premières notions, et m’émerveiller moi-même de ce qui était possible de faire à cette époque-là en vidéo.

Le grand public commençait à peine à pouvoir faire du montage vidéo sur des ordinateurs. Mon premier logiciel était Pinnacle Studio DC10 Plus à l’époque. C’est une version très ancienne. Je me rappelle que mon père m’avait offert un disque dur pour mon anniversaire. A l’époque, avoir un disque dur de 20Go était juste énorme. Aujourd’hui, on travaille avec du disque dur de 6/8 To… Mon père m’avait fait un énorme cadeau à l’époque où je commençais mes expérimentations vidéo avec ce disque dur de 20 Go, un tiroir qu’on pouvait enlever.

C’est drôle de penser à la manière dont toutes ces choses-là ont évolué en si peu de temps.

2 – Objectif monteur vidéo : premiers échecs…

En sachant déjà ce que je voulais faire, j’ai eu ainsi la chance de m’orienter très tôt en fonction de cet objectif qui était de travailler dans la vidéo. On m’a dirigé et on m’a conseillé de suivre des voies scientifiques. J’ai fais mon Baccalauréat Scientifique que j’ai eu très péniblement parce qu’en fait, je suis loin d’être un scientifique. Dans ma tête, on va dire que je ne suis pas du tout « un logique ». Je suis plutôt un rêveur avec de gros problèmes de concentration.

Mais j’ai quand même eu mon Baccalauréat S Sciences de l’ingénieur malgré les innombrables difficultés. D’ailleurs, c’est ce qu’on m’avait dit de faire pour pouvoir intégrer les BTS Audiovisuel. A la période où j’avais postulé, il y avait 13 BTS audiovisuel publics en France. C’était gratuit. Les places étaient donc très chères puisque seulement neuf places par an se libéraient dans chacune de ces classes de BTS. Si on fait un rapide calcul, il n’y avait que 130 places par an sur toute la France : c’était assez compliqué.

Bien qu’ayant eu mon Bac S SI, vu le dossier que j’avais au lycée (élève juste moyen), je n’ai pas été pris. Cela ne suffisait pas. 

3 – Objectif monteur vidéo : la licence art du spectacle

Je me suis ensuite redirigé vers des licences. J’ai fait une licence à Montpellier en « art du spectacle ». Il y avait deux options qui sont l’option « théâtre » et l’option « audiovisuel cinéma multimédia ». Je me suis dit que ce n’était pas vraiment ce que je veux faire mais cela me rapproche quand même de mon objectif qui était vraiment d’intégrer ce BTS.

Je pensais que peut-être, si je montrais que je veux me rapprocher de ce que je veux faire, en prenant ces trois ans de licence en audiovisuel, je peux mieux démontrer mes motivations. J’espérais ainsi que cela constituerait un atout si je repostulais en BTS après ma licence. Ainsi, c’est ce que j’ai fait à l’université Paul-Valéry à Montpellier où j’ai fait mes trois ans.

Il y a beaucoup de gens qui s’arrêtent au bout de la première année pour repostuler. Mais je n’avais pas envie de faire une année pour rien. J’avais vraiment envie d’avoir un diplôme puisque malheureusement, en France c’est ainsi que ça fonctionne. C’est pour cela que j’ai décidé d’au moins décrocher ma licence.

Je suis allé au bout de mes trois ans. Ce qui n’a pas été vraiment compliqué. La fac est un système qui est relativement souple. Il y a vingt heures de cours par semaine, donc ce n’est pas la mort car au contraire, j’ai profité de ces trois ans de licence et de tout le temps que j’avais pour continuer de me former tout seul à des logiciels sur lesquels aujourd’hui je travaille d’ailleurs quasiment tous les jours, notamment After Effect.

J’ai aussi  commencé à faire de la 3D sur des projets personnels, toujours en étant autant déterminé à faire ce que je voulais, et en allant dans cette voie-là. Pendant trois ans, j’ai développé des projets personnels à côté de mes études à la fac parce qu’il y avais beaucoup de temps libre. Ces trois ans de licence se  sont passés ainsi.

4 – Objectif monteur vidéo : le BTS audiovisuel

J’ai eu ma licence. Puis avec cette licence, en plus du dossier et du baccalauréat  comme atouts, j’ai décidé de repostuler à ces treize BTS publics en France. Et je voulais voir si j’avais une chance de plus avec ce diplôme en supplément.

Et il se trouve que j’ai été convoqué pour des entretiens oraux. Après une première sélection sur dossier (et motivation), il y a eu une seconde sélection avec un entretien oral qui évalue une deuxième fois la motivation du candidat à faire ces études-là. J’ai été alors pris en entretien puis finalement, j’ai été pris en BTS audiovisuel à Montbéliard.

J’y ai passé deux ans vraiment géniaux  avec des professeurs géniaux, passionnés, et qui savent également inculquer leur passion. Cela a vraiment été super. On apprend la théorie, mais aussi et la pratique via des projets de classe où on  forme des binômes, ou des groupes pour créer des projets ensemble. On travaillait en lien avec les autres étudiants des autres options.

Moi, j’ai intégré le BTS « montage et post-production ». Mais à l’époque – en tout cas quand j’y étais il y a environ une dizaine d’années – d’autres options existaient. Il y avait le son pour tout ceux qui veulent devenir ingénieur du son, il y avait exploit, et puis il y avait gestion de tournage etc.

C’était génial parce qu’on créait des projets ensemble avec chacun sa spécialité. J’étais très content d’avoir pu réussir à intégrer ce BTS, notamment à cause de  la formation donnée. J’y ai vraiment appris beaucoup de choses, dans une ambiance qui était super cool. C’est une très bonne formation que je recommande pour ceux qui depuis longtemps, savent que ce métier est leur vocation.

5 – Premier pas difficiles dans le métier de monteur vidéo

J’ai donc eu mon BTS et je ne voulais surtout pas aller à Paris. Je suis un provincial, j’aime bien l’endroit où je suis. Et je n’aime pas du tout Paris. Je suis désolé pour tous les parisiens qui regardent cette vidéo mais la vie parisienne n’est pas compatible avec moi. C’est un choix de vie. Je ne me voyais pas installer toute ma vie là-bas. J’ai assumé ce choix tant bien que mal. En effet, tous mes potes étaient partis à Paris si bien que nous nous sommes un peu perdus de vue. (D’ailleurs s’il y en a qui me voient, gros big up à vous).

Je disais donc que Paris, ce n’était pas pour moi. Mais essayer d’être monteur en province, c’est plus compliqué. Il n’y avait pas beaucoup de travail, surtout pour moi dans ma région qui était le Languedoc. C’était assez difficile de trouver du boulot régulier.

Par conséquent, j’ai assumé ce choix-là pendant deux ans où j’ai vraiment essayé de m’installer en freelance. Mais je ne pouvais pas prétendre à avoir un salaire tous les mois parce que les projets étaient très rares pendant ces deux ans. Puis quand on sort de l’école, on n’a pas de nom, personne ne nous connaît. Ce n’est pas avec les projets d’école qu’on va arriver à percer même si on avait fait des réalisations plutôt sympa. Mais il n’y en avait pas assez dans le portfolios. J’ai passé deux ans assez compliqués.

Ensuite, j’ai eu l’opportunité de travailler pour une radio en tant qu’animateur en région lyonnaise. J’ai saisi cette opportunité même si ce n’était pas complètement mon vrai métier. Mais je me suis dit qu’entre ne rien faire du tout et faire quelque chose, le choix est vite fait. En plus, c’était quelque chose d’intéressant, et c’était une occasion d’essayer de voir ce que je peux donner ailleurs, de voir si cela me passionne.

Ainsi pendant trois ans, même presque quatre ans, j’ai aussi fait quelque chose que j’aimais et qui me passionnait assez. De plus, c’était un nouveau métier qui m’offrait un nouveau challenge, un nouveau défi. Pendant ma période radio, je travaillais aussi en parallèle dans la vidéo, en freelance. De temps en temps, j’avais des projets qui me permettaient de continuer à bosser et à travailler dans ma passion. Cela s’est passé ainsi pendant presque quatre ans.

6 – Et maintenant …

Puis j’ai eu l’opportunité de travailler pour un ami que je connais depuis très longtemps. Il montait sa boîte de production et avait besoin d’un monteur. Cela va faire bientôt cinq ans que j’y travaille et que nous faisons plein de projets. On se régale, on grandit. J’y vis vraiment ma passion et y exerce le métier pour lequel j’ai été formé, me donnant ces occasions de travailler sur des projets géniaux dont des documentaires, des clips pour des clients intéressants avec des projets motivants et inspirants. Voilà où j’en suis aujourd’hui.

7 – Métier monteur vidéo : plein de manières d’y arriver…

Personnellement, mon parcours était assez traditionnel puisque j’ai suivi des formations pour faire ce que je voulais vraiment. Cela est uniquement dû au fait que très tôt, j’ai eu la chance de savoir ce que je voulais faire.

Je voulais être monteur et je le savais depuis que j’avais 12/13 ans, ces années où j’ai commencé à faire des petits films avec des caméras. A ceux pour qui la passion ne s’est pas déclarée très tôt, rien n’est perdu et c’est aussi ce que je voulais vous dire dans cette vidéo.

J’ai croisé beaucoup de gens qui n’ont pas fait d’études dans la vidéo pour arriver aujourd’hui à faire ce métier. Ils étaient juste propulsés par la passion qu’ils avaient en plus de l’expérience qu’ils ont acquise avec les années en suivant cette passion-là.

Je vous ai raconté mon parcours parce que beaucoup de gens m’ont demandé comment j’en étais arrivé là. Mais je tiens quand même à ajouter qu’en fait, on peut réussir par plein de manières diverses. Et je pense qu’en 2018, on est à une époque où beaucoup de gens peuvent se former tout seul sur Internet avec des vidéos de formation, des sites spécialisés, avec des articles de blog, etc…

Personnellement, ma formation a été un vrai bonus. Mais en fait, il y a plein de choses que j’ai appris sur le tas en étant dans le métier. Et je vous dirais même qu’il y a beaucoup de choses apprises à l’école qu’on n’applique pas forcément. Et il y a beaucoup de choses apprises sur le tas qu’on applique tous les jours. Rien ne vaut l’expérience pour apprendre. Vous pouvez vous former tout seul mais il faut pouvoir y consacrer du temps. Pour nous qui avons été formés à l’école, on avait 7/8 heures par jour pour se former. Si vous consacrez le même temps à de la formation sur le web ou à de l’expérimentation par vous-même, il y a plein de choses que vous allez apprendre tout seul.

Et moi, je vous encourage vraiment à essayer, à tester, à expérimenter parce que la théorie, c’est bien mais c’est avec la pratique que vous allez évoluer vraiment. Mon message est un encouragement pour les gens qui m’ont récemment envoyé un courriel. Il y avait justement une personne qui me posait plein de questions parce qu’elle veut se recycler dans ce métier-là. Et j’ai envie de lui dire qu’effectivement, c’est bien de faire des écoles. En revanche, il y a aussi plein de gens qui n’ont pas fait d’école et qui réussissent.

Mon patron, il était charpentier à la base, et aujourd’hui, il est producteur réalisateur. Comme quoi, avec la détermination, avec la passion et avec la petite flamme on peut arriver à réaliser des choses. Il ne faut surtout pas lâcher l’affaire, il faut persévérer. Il ne faut pas vous dire que tout est perdu parce que vous n’avez pas pu faire l’école que vous vouliez etc. Quand on est passionné, on se donne des moyens et toutes les voies sont possible pour y arriver.

A l’époque où on vit, Internet est une chance inouïe pour se former et pour montrer ce qu’on sait faire. Et pouvoir montrer ce qu’on sait faire peut justement permettre de se faire un nom sans avoir besoin de passer par l’école, à condition évidemment qu’on ait un peu de talent, parce que beaucoup de gens ont du talent sur Youtube. Par conséquent, il faut arriver à s’inspirer de ce qui se fait, à regarder ce qui se fait, à voir les vidéos qui sont vues, qui sont aimées et à essayer de chercher ce qui marche. Qu’est ce qui marche dans cette vidéo ? La technique est-elle bonne ? L’histoire est-elle bonne ? Le montage est-il bon… ? Il y a plein de choses qui rendent une vidéo bonne. Il faut arriver à repérer toutes ces petites choses, à étudier par soi-même, à s’autoformer, à regarder, à développer un esprit critique et à essayer de faire la même chose en mieux. Et c’est ainsi qu’on évolue.

Il ne s’agit pas de recopier. Il s’agit d’abord de parvenir à faire ce qui se fait, puis d’arriver à trouver son style pour passer au-dessus. J’encourage donc tous ceux qui n’ont pas fait de formation ou qui ont peur de se lancer dans des études etc. à suivre ces conseils. Essayez de vous faire remarquer parce que l’époque où on vit le permet.

8 – Ma chaîne YouTube pour vous aider…

Vous savez que de mon côté, j’essaie de vous former également et c’est aussi le but de ma chaîne YouTube. J’essaie petit à petit de vous donner plus d’astuces, plus de méthodes. Je vous donne aussi mes astuces et mes petits conseils personnels, les nouvelles choses que j’apprends tous les jours dans mon travail. Si vous voulez continuer de vous former dans ce métier-là et si vous voulez encore plein d’astuces sur cette chaîne YouTube, n’hésitez pas à vous abonner. A part cela, un petit like fait toujours plaisir. Et si vous avez des questions ou des commentaires, ce sera encore un plaisir de pouvoir y répondre en face de la caméra avec une vidéo. Je vous dis à très bientôt dans une prochaine vidéo !

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3 commentaires

regis leleu 28 octobre 2019 - 17 h 59 min

bonjour a vous,
parcours epoustoufflant, bon je suis aquariophile et je monte sur studio pour notre club aquariophile, j’aurai besoin d’un coup de main,par exemple comme passer un montage de studio 15 a 12 sans perdre la trame etc…
merci de votre aide , l’aquariophilie vous sera reconnaissante regis contact

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Jeo 6 octobre 2019 - 11 h 02 min

Je rejoins Reimsss, merci pour ton histoire. J’ai mis les petites routes sur le coté moi, pas d’études, juste de la passion et les bonnes rencontres

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Reimsss 14 juillet 2018 - 9 h 19 min

Merci pour ce récit encourageant !

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